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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 10:34

http://www.ladefense.fr/sites/default/files/styles/fiche_diaporama_top/public/defacto_le_spectacle_2012_-_apparences_c_11h45_-_defacto.jpgComme sa formule (sons et lumières sur la façade de la Grande Arche) fut un succès l'an dernier, Defacto l'a rééditée hier soir. Et malgré une température plus fraîche cette année, le spectacle a apparemment rassemblé davantage de spectateurs que le Petit Prince l'année passée.

Sur le plan technique, baffles géantes, lasers, feux d'artifice à profusion et projections géantes sur les trois côtés de la face avant de la Grande Arche étaient de retour. Oriflammes et lance-flammes, ainsi que les boules géantes sur lesquelles étaient projetées des images sur le parvis avaient en revanche disparu. En échange, les spectateurs ont profité d'un léger progrès technologique dans l'animation d'images sur la façade de l'édifice, d'un effort particulier pour synchroniser les explosions des feux avec le rythme des musiques et surtout de bouquets finaux à répétition, à la fin de chaque extrait musical, qui remportaient des volées d'applaudissements.

Ce qui manquait, de manière essentielle, était un thème. Une succession de musiques et de feux d'artifices ne fait pas une histoire. Le spectacle ne racontait rien. Les seules émotions qu'il véhiculait se limitaient à l'étourdissement provoqué par l'avalanche d'explosions. Le spectacle de cette année a bénéficié d'une affluence motivée par celui de l'année précédente. Il n'est pas certain que, quelle que soit la qualité du spectacle l'an prochain, il rassemble autant de monde.

Mais ne critiquons pas trop non plus: voilà au moins un effort louable de faire de La Défense autre chose qu'un quartier de bureaux et de commerces, mais aussi un lieu de vie. Sauf que tout s'éteint avec le spectacle: tout le monde quitte le parvis et rentre chez soi. Pas un restaurant ou un bar d'ouvert. Circulez, y'a rien à voir...

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 20:36

Praetorium-venum.jpgCet immeuble symbolisait le renouveau de La Défense: "premier bâtiment du programme de rénovation engagé par l'EPAD et le premier à répondre aux critères de la Haute Qualité Environnementale (HQE) et au standard Building Research Establishment Environmental Assessment Method (BREEAM), Praetorium [était] donc la première illustration d'une ambition de l'EPAD, qui «souhaite voir La Défense devenir une référence mondiale en la matière et va oeuvrer afin que tous les nouveaux projets et les rénovations cherchent systématiquement à dépasser les objectifs de la certification HQE»". Triple vitrage, jardin en terrasse, oeuvre du réputé promoteur Christopher Holloway, grande hauteur sous plafond, l'immeuble était présenté sur le marché immobilier comme un hôtel particulier (seulement dix étages et 10 000m²) dans le quartier de La Défense.

C'était voici trois ans, en octobre 2009, à la livraison de l'immeuble. Depuis, personne n'y a emménagé. L'absence de preneur conduit le pool bancaire qui a participé au financement de sa construction à exiger du promoteur la vente forcée du bâtiment d'ici fin juillet, qui se réalisera vraisemblablement à un prix inférieur au coût de sa construction qui avait débuté voilà cinq ans. Parmi les raisons de cet échec, la presse cite le loyer élevé initialement demandé par le promoteur (585€/m²) ainsi que l'objectif d'un locataire unique pour l'ensemble. Le promoteur a depuis révisé ces ambitions, notamment sous la pression d'offres concurrentes que rappelle Le Figaro et qui ont rencontré plus de succès. On en retient surtout qu'une offre immobilière moderne et haut de gamme sur La Défense ne parvient pas à se vendre à des prix parisiens ; le rappel est sévère.

Enfin, Le Figaro souligne à juste titre aussi que "Praetorium est victime de la réputation dégradée du quartier d'affaires, liée aux transports saturés et aux nuisances générées par la construction de nouvelles tours". Et d'ajouter: "Symbole de ces difficultés, l'année dernière, les locations de surfaces de bureaux ont reculé de 18%". Si Praetorium est situé aux côtés des tours Dexia et Logica, habillées de verre, il est aussi entouré des tours Europe et Aurore, anciennes et laides, qui dévalorisent le quartier des Reflets à La Défense. Sans compter que la tour Europe fait l'objet d'un projet de restructuration et de rhabillage de sa façade en béton ; et que la tour Aurore, aux reflets cuivrés/bulles de savon et aux bouches de ventilation rappelant à chaque étage le sigle Danger nucléaire, est vouée à la destruction pour laisser la place à la tour Air² ; deux projets appartenant eux aussi au plan de renouveau de La Défense. La tour D2 doit par ailleurs elle aussi s'élever dans les années à venir dans le quartier des Reflets. La situation de l'immeuble Praetorium n'est ainsi pas sans rappeler celle de la tour Egée: qui voudra s'installer pour plusieurs années au milieu de chantiers? La tour Egée propose d'ailleurs le m² à moins de 300€ et des surfaces aussi petites et flexibles qu'un seul bureau (plutôt qu'un plateau ou un étage entier à la fois)...

Dernier inconvénient de l'immeuble, qui transparaît en filigrane dans les articles mais n'y figure jamais expressément: ses dix étages sont écrasés par les tours environnantes qui sont quatre à cinq fois plus hautes. Apparemment, il n'y a pas que les particuliers qui ont horreur d'être oppressés par des tours de plus en plus hautes dans leur environnement immédiat ; les entreprises aussi préfèrent un environnement aéré et à taille humaine.

Voici donc encore un exemple de m² vacants à La Défense. Voilà aussi un nouvel échec du plan de renouveau, après l'abandon de la tour Signal (que son architecte prétend plutôt être un report aux calendes grecques, mais nous attendons encore de Jean Nouvel qu'il nous dise quand arrivent ces calendes) et celui de la tour Generali.

Et pourtant, cela n'empêche pas l'EPADESA et les promoteurs de continuer à construire de nouvelles tours à La Défense: Majunga, Ava, Trinity, Phare, Hermitage, etc..., elles aussi HQE et BREEAM, elles aussi tournées vers le haut de gamme, sans pour autant savoir qui en seront les locataires, ni même s'il y en aura. N'apprendront-ils donc jamais rien de leurs échecs? Quand tout ce dont La Défense a besoin, ce sont des transports rénovés et modernisés, des tours rénovées et modernisées (plutôt que l'adjonction de tours neuves inoccupées aux côtés de tours anciennes tout aussi inoccupées, qui se font concurrence et se dévalorisent mutuellement), davantage de verdure sur le parvis et l'esplanade et de l'animation culturelle pour y attirer un flux autre que professionnel en semaine et commercial le week-end et y développer une véritable vie de quartier.

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 21:01

Logo EPADESADans le contexte d'un article de l'Express du 23 novembre 2011 où Patrick Devedjan (UMP), président du Conseil Général des Hauts-de-Seine et de l'établissement public Defacto ainsi que 9e vice-président de l'EPADESA, affirme que l'EPADESA serait "une bombe à retardement" au bord de la faillite, ce à quoi l'établissement public a répondu le lendemain, suivi d'un article des Echos du 24 novembre qui met dos à dos l'EPADESA et Defacto et rappelle l'atonie du marché de l'immobilier de bureaux à La Défense, l'édition hebdomadaire du Canard Enchaîné du 30 novembre publie un article intitulé "Les tours de la Défense ébranlées par l'Inspection des finances" qui révèle que Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP), ministre de tutelle de l'EPADESA, garde dans ses tiroirs un rapport secret qui dénonce la dérive des comptes et les erreurs de gestion de l'EPADESA.

Une affaire qui n'a rien de nouveau et que le site Bakchich, en 2007 déjà, rapprochait de l'histoire et la culture du quartier, celle de Christian Pellerin et des m² fantômes de La Défense ; celle de la famille Ceccaldi-Raynaud/Franchi (UMP) et de l'attribution du marché public du chauffage urbain de La Défense. On peut y ajouter celle de la lutte fratricide entre Nicolas Sarkozy (UMP) et Patrick Devedjan qui, arrivé en 2007 à la présidence de l'EPAD à la suite de celui qui venait d'être élu président de la République, avait prétendu vouloir "nettoyer les écuries d'Augias" et qui en a été éjecté pour laisser la place au prince Jean (UMP), avec néanmoins Defacto en lot de consolation.

Le business model de l'EPADESA, pour autant qu'il y en ait un, consiste à financer les dépenses récurrentes de maintenance et d'entretien de La Défense avec des revenus non-récurrents et non-renouvelables : la vente de droits à construire. Il est aisé de comprendre que tôt ou tard, les uns finissent par ne plus couvrir les autres ; de comprendre aussi pourquoi l'EPADESA promeut la densification de La Défense et la construction de tours y compris en surplomb de quartiers résidentiels, comme les tours Majunga ou Phare. Mais plus les tours sont nombreuses, plus La Défense nécessite d'entretien : le budget épadésien est une fuite en avant inflationniste. Enfin, "le problème, c'est que les derniers terrains libres sont de plus en plus complexes à aménager, donc ils rapportent moins. Les grandes opérations qui devaient sauver la Défense, comme la tour Phare seront en réalité des opérations blanches", souligne Patrick Jarry, maire (PCF) de Nanterre et l'un des rares administrateurs non UMP et non-nommé par le gouvernement.

Les revenus récurrents, à savoir la taxe professionnelle que versent les entreprises installées sur le territoire de La Défense, rémunèrent les communes sur lesquelles le quartier s'étend, notamment Puteaux, dans une moindre mesure Courbevoie, et dans une mesure encore moindre Nanterre. On pourrait se réjouir que ces fonds finissent entre les mains d'une assemblée démocratiquement élue, ce que n'est pas l'EPADESA. C'est présumer que cette manne financière ne nourrit cependant pas le clientélisme électoral.

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 10:36

La Tour Phare n'aura jamais que le dessin d'un vulgaire récipient de lait hydratant.Parmi les rares fans de la Tour Phare, on trouve essentiellement des architectes ou aspirants architectes qui souhaitent un avenir pour les gratte-ciels en France, qui s'émerveillent devant des bâtiments toujours plus hauts qui accumulent de nouvelles technologies comme les voitures accumulent les cylindres et l'électronique embarquée, enfin qui louent le dessin original et audacieux des nouvelles tours.

Il en reste cependant parmi eux qui gardent les pieds sur terre et ramènent La Tour T1 sans son échaffaudage supérieur.à la réalité en rappelant les similitudes entre le dessin d'un récipient de lait hydratant et celui de la Tour Phare (voir vignette et son lien ci-dessus). Dans le même genre, on remarquera la similitude du dessin de la Tour T1 avec celui d'un flacon de shampoing anti-pelliculaire. Enfin, laissons aux Courbevoisiens le soin de trouver des analogies au dessin de la Tour D2...

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 10:07

Locaux techniques et verrière sur les toits de Coeur DéfenseLe défi que relèvent les architectes à La Défense depuis les cinq dernières années ambitionne de doter les nouvelles tours d'un vrai toit. En effet, même les tours construites dans la première moitié de la dernière décennie, comme les emblématiques Coeur Défense (2001) et Tour EDF (2001) ou encore la plus discrète Tour Adria/Technip (2002), à l'instar de toutes leurs aînées, n'arborent qu'un toit bêtement plat. Plusieurs raisons justifiaient cela, à commencer par des raisons pragmatiquement fonctionnelles : qu'ils soient abrités sous un toit qui les couvre ou posés sur un toit plat, les locaux techniques (machineries d'ascenseur, de ventilation, de climatisation, pompes à eau, etc...) restent invisibles à presque tous les points de vue. Un toit plat permet également la pose de rails le long de la façade sur lesquels circule une grue d'où peut descendre la nacelle des laveurs de carreaux. Enfin, un toit couvert nécessite la construction de volumes n'abritant que peu ou pas de surfaces utiles, bref n'offre pas de retour économique immédiat.

Panorama de La Défense avant la Tour FirstCependant, vue de loin, quelle que soit sa forme, une tour au toit plat n'apparaît plus que comme un simple parallélépipède plus ou moins haut parmi une forêt de parallélépipèdes. Sa personnalité ne tient plus qu'à la couleur réfléchie par ses carreaux de verre, éventuellement zébrée de béton pour les tours les plus anciennes ; elle ne se distingue pas dans la 'skyline' tant mise en avant aujourd'hui dans le milieu des architectes. D'où le regain d'intérêt des architectes souhaitant se distinguer.

Chrysler Building, style Art DecoLes tours biseautées de la Société GénéraleCe défi architectural des temps modernes... n'en est un que pour La Défense. Des tours qui se terminent par autre chose qu'un toit plat s'élèvent depuis 80 ans à New York avec les mythiques Chrysler Building (1930) et Empire State Building (1931). A vrai dire, La Défense abrite aussi, depuis 1995, des tours dont le sommet n'est pas plat mais biseauté : il s'agit des tours Chassagne et Alicante de la Société Générale, rejointes depuis 2008 par la Tour Granite, qui ressortent un peu du reste du paysage de La Défense.

La Tour T1, loin de la tour sans fin, une tour inachevéeSi la Tour Granite n'a pas fondamentalement innové en matière de style par rapport à ses deux consoeurs, la Tour T1 construite à la même époque a tenté d'aller plus loin. Les architectes de cette tour, désormais le siège de GDF-Suez, l'ont dessinée tout en courbure du sol à son sommet, telle une voile de catamaran gonflée par le vent. Hélas, le demi-cercle à son sommet, constitué par ce qui ressemble à un échafaudage grillagé, marque une discontinuité par rapport au reste de la façade de la tour qui donne une impression d'inachevé. L'absence d'habillage sur le treillis laisse passer la lumière du jour et les locaux techniques posés sur son toit en réalité plat sont largement visibles pour les piétons regardant la tour du parvis de La Défense.

http://img23.imageshack.us/img23/6195/axafirst.jpgA ce jour, le seul succès sur La Défense face à ce défi architectural fut remporté par la restructuration de la Tour AXA, anciennement à toit plat, devenue Tour First. Sa flèche, d'un dessin plus recherché que la flèche pyramidale -voire quasiment droite- de l'Empire State Building par exemple, distingue la tour de son environnement. La Tour First bénéficie qui plus est de son emplacement en front de Seine, à l'entrée de La Défense face à Paris, et de la hauteur la plus élevée des tours du quartier avec 231m, ce qui fait d'elle désormais une icône de la fameuse 'skyline' de La Défense. Sa flèche dépasse par exemple de la cîme des arbres du Jardin d'Acclimatation et y rappelle à elle seule la proximité de La Défense.

Panorama de La Défense après la Tour First

Aujourd'hui, la plupart des projets en cours sur La Défense ambitionnent des toits rompant avec la tradition du sommet plat : Carpe Diem, Majunga, et surtout D2. Les tours Hermitage Plaza, si elles se construisent, devraient toutefois être plates à leur sommet, ceci dit parfaitement plates et sans locaux techniques. Le projet de Tour Phare envisage quant à lui l'installation d'éoliennes à son sommet, afin de peaufiner sonLes cheveux raccourcis du Phare ne cacheront guère les locaux techniques posés sur son toit... plat image écologique, et une finition en chevelure. Cependant les éoliennes font l'objet d'un recours pour le risque que comportent des objets mobiles à cette altitude, en cas de détachement d'une pièce. Dans le même esprit, le promoteur a dû réviser à la baisse la hauteur des "cheveux" prévus pour la tour.

On touche là le paradoxe de ce renouveau des toits qui prolongent la tour. Plus la tour est haute, plus la conception de toits complexes se heurte à des contraintes (exposition à des vents plus violents qu'au sol, risques pour la circulation aérienne, ...). Et moins de tels toits sont nécessaires, car ils se situent hors de portée visuelle pour la plupart des observateurs. Au contraire, les tours plus basses mériteraient de vrais toits, telles une maison, pour une raison d'abord esthétique : affiner les monolithes oppressants qui nous dominent. 

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 08:06

350 sans-papiers sur le chantier de la tour First en 2009. Combien sur ceux des tours Majunga et Carpe Diem en 2011, et de la future tour Phare à compter de 2012?

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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 01:16

Tour First (tour CB31, ex-tour AXA)Le n°73 de juin 2011 de Courbevoie Mag, le mensuel de la municipalité, vante à nouveau les mérites de la Tour First, première tour du plan de renouveau de la Défense, qui plus est située sur le territoire de la commune. Une brève, intitulée First class énergétique, rappelle que la tour First est "située place des Saisons à Courbevoie",  qu'elle est "la plus haute tour de bureaux jamais construite en France avec ses 231 m pour 80 000 m² de bureaux répartis sur 52 étages" et enfin que "la société Ernst & Young s’y installera sur dix-neuf étages à partir de novembre prochain".

Le n°69 de février 2011 déjà évoquait "La Défense face à la concurrence mondiale" et dans un paragraphe intitulé "Attirer les géants" se félicitait de ce qu'Ernst & Young ait "choisi la tour First, plus haute tour de bureaux en France (231 m), pour réunir ses employés, encore répartis entre le Faubourg de l’Arche, à Courbevoie, et Neuilly."

Tour Egée (Tour Ernst & Young)En clair, la tour First a été achevée et inaugurée le 5 mai 2011 ; le premier occupant y emménagera six mois plus tard ; il en occupera à peine plus du tiers... Cet occupant est aujourd'hui déjà situé pour l'essentiel à la Défense, et même à Courbevoie, où il occupe la quasi-totalité des quarante étages de la tour Egée. Ce sont les salariés d'un immeuble de seulement sept étages à Neuilly qui seront regroupés avec ceux de la Défense dans la tour First à compter de novembre 2011. Autrement dit, la première étape du plan de renouveau de la Défense a consisté jusqu'ici à vider une tour de 40 étages à Courbevoie pour remplir un peu plus du tiers d'une autre tour, toujours à Courbevoie.

Coeur Défense 1Tour T1 (tour GDF-Suez), une impression d'inachevé avec son sommet en échafaudageAttirer les géants... En attendant, il s'agit surtout de créer sur la Défense de la surface de bureau inoccupée. En mars 2011, Coeur Défense, le plus grand complexe de bureaux d'Europe avec 350 000 m² souffrait déjà d'un taux de vacance de plus de 34%, soit une surface de bureaux inoccupée déjà supérieure à celle désormais offerte par la tour First. Rappelons que la tour T1, d'ailleurs contigue à la tour Egée, fut achevée et inaugurée en avril 2008 puis a attendu mai 2010, soit deux ans, pour voir emménager GDF-Suez.

Le projet de tour PhareCertes, reconnaissons que ces tours sont arrivées sur le marché en période de crise, et qu'il suffira d'une reprise pour que l'offre abondante de m² de bureaux sur la Défense trouve preneur. Cependant, rappelons qu'avec son ambition d'avoir le plus grand complexe de bureaux ou la plus haute tour (la prochaine est la tour Phare), la Défense semble atteinte du syndrome de Babel, qui présage l'éclatement d'une bulle davantage que la reprise.

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 04:38

tourd2.JPGLa majorité à Courbevoie se félicite de la future construction de la tour D2, l'un des projets appartenant au plan de renouveau de La Défense. L'architecture de cette tour, par Anthony Béchu et Tom Sheehan, n'est pas sans rappeler celles des Swiss Re building à Londres, conçue par Norman Foster, et Torre Agbar à Barcelone, conçue par Jean Nouvel. Les Londoniens appellent la première "le cornichon" (the Gherkin). Les Barcelonais appellent la leur "el supositorio". Espérons que les Courbevoisiens feront davantage preuve de créativité que les architectes.

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  • : La Défense sans la tour Phare, l'EPADESA sans le Prince Jean, le pouvoir aux électeurs au suffrage direct.
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