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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 13:29

http://boulesteix.blog.lemonde.fr/files/2008/07/empreinte-digitale.1215269899.jpgLe Conseil d'Etat a invalidé le 26 octobre 2011 l'article de la loi sur le passeport biométrique qui prévoyait la prise de huit empreintes digitales du demandeur. Il "a jugé que la collecte et la conservation d'un plus grand nombre d'empreintes digitales que celles figurant dans le composant électronique ne sont ni adéquates, ni pertinentes et apparaissent excessives au regard des finalités du traitement informatisé". Or aujourd'hui encore, la mairie de Courbevoie persévère à prélever quatre empreintes par main lors des demandes de passeport de ses administrés, continuant ainsi à alimenter le fichier illégal dont le gouvernement est censé détruire l'essentiel des données stockées depuis sa création. En toute impunité, au vu et au su de tous.

M. le maire considère-t-il, comme son ami le Président de la République anciennement Ministre de l'Intérieur, que chaque administré est un voyou en puissance?

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 21:01

Logo EPADESADans le contexte d'un article de l'Express du 23 novembre 2011 où Patrick Devedjan (UMP), président du Conseil Général des Hauts-de-Seine et de l'établissement public Defacto ainsi que 9e vice-président de l'EPADESA, affirme que l'EPADESA serait "une bombe à retardement" au bord de la faillite, ce à quoi l'établissement public a répondu le lendemain, suivi d'un article des Echos du 24 novembre qui met dos à dos l'EPADESA et Defacto et rappelle l'atonie du marché de l'immobilier de bureaux à La Défense, l'édition hebdomadaire du Canard Enchaîné du 30 novembre publie un article intitulé "Les tours de la Défense ébranlées par l'Inspection des finances" qui révèle que Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP), ministre de tutelle de l'EPADESA, garde dans ses tiroirs un rapport secret qui dénonce la dérive des comptes et les erreurs de gestion de l'EPADESA.

Une affaire qui n'a rien de nouveau et que le site Bakchich, en 2007 déjà, rapprochait de l'histoire et la culture du quartier, celle de Christian Pellerin et des m² fantômes de La Défense ; celle de la famille Ceccaldi-Raynaud/Franchi (UMP) et de l'attribution du marché public du chauffage urbain de La Défense. On peut y ajouter celle de la lutte fratricide entre Nicolas Sarkozy (UMP) et Patrick Devedjan qui, arrivé en 2007 à la présidence de l'EPAD à la suite de celui qui venait d'être élu président de la République, avait prétendu vouloir "nettoyer les écuries d'Augias" et qui en a été éjecté pour laisser la place au prince Jean (UMP), avec néanmoins Defacto en lot de consolation.

Le business model de l'EPADESA, pour autant qu'il y en ait un, consiste à financer les dépenses récurrentes de maintenance et d'entretien de La Défense avec des revenus non-récurrents et non-renouvelables : la vente de droits à construire. Il est aisé de comprendre que tôt ou tard, les uns finissent par ne plus couvrir les autres ; de comprendre aussi pourquoi l'EPADESA promeut la densification de La Défense et la construction de tours y compris en surplomb de quartiers résidentiels, comme les tours Majunga ou Phare. Mais plus les tours sont nombreuses, plus La Défense nécessite d'entretien : le budget épadésien est une fuite en avant inflationniste. Enfin, "le problème, c'est que les derniers terrains libres sont de plus en plus complexes à aménager, donc ils rapportent moins. Les grandes opérations qui devaient sauver la Défense, comme la tour Phare seront en réalité des opérations blanches", souligne Patrick Jarry, maire (PCF) de Nanterre et l'un des rares administrateurs non UMP et non-nommé par le gouvernement.

Les revenus récurrents, à savoir la taxe professionnelle que versent les entreprises installées sur le territoire de La Défense, rémunèrent les communes sur lesquelles le quartier s'étend, notamment Puteaux, dans une moindre mesure Courbevoie, et dans une mesure encore moindre Nanterre. On pourrait se réjouir que ces fonds finissent entre les mains d'une assemblée démocratiquement élue, ce que n'est pas l'EPADESA. C'est présumer que cette manne financière ne nourrit cependant pas le clientélisme électoral.

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 14:24

Courbevoie Mag de décembre 2011Rappelons l'épisode précédent : en octobre dernier, le maire de Courbevoie organise un tchat (en différé...) sur la Toile au sujet du quartier du Faubourg de l'Arche, ce quartier résidentiel de 15000 habitants que la Tour Phare coupera de La Défense, ses transports en commun, ses entreprises et ses commerces, et que le chantier puis le trafic automobile et le parking sauvage asphyxieront une fois érigée la tour de 300 mètres. Ainsi que le relevait un commentateur sur le site de l'Association Village, 20 questions sur 62, dont les trois questions arrivant en tête des votes, portaient sur la Tour Phare sur un ton plutôt négatif. La restitution du tchat sur le site de la mairie, après travail du modérateur et ainsi que nous le relevions, ramenait le nombre de questions sur la Tour Phare à 4 sur 35, toutes assez peu polémiques. Le rapport se trouvait réduit d'un tiers à un huitième, mais au moins reflétait que la Tour Phare constituait le principal sujet de préoccupation des habitants du Faubourg, puisque le seul qui fut l'objet de plusieurs questions traitées au cours du tchat.

Dans le Courbevoie Mag de décembre 2011, en pages 18 et 19, la mairie procède à une nouvelle restitution du tchat. Huit questions y sont rapportées, et on cherche celles sur la Tour Phare. Ah, ça y est, la huitième et dernière, sur un ton très neutre, en parle. Voilà comment on réduit la révolte des citoyens à un épiphénomène.

Ceci n'est pas sans rappeler un autre exemple où l'UMP sollicitait l'avis des citoyens sur le Net et n'en tirait que les conclusions qui lui convenaient au mépris des opinions majoritairement exprimées. Le maire UMP de Courbevoie ne fait finalement qu'appliquer la stratégie de son parti, cela dit cette fois avec l'argent des impôts locaux.

#3615COURBEVOIE

 

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 10:36

La Tour Phare n'aura jamais que le dessin d'un vulgaire récipient de lait hydratant.Parmi les rares fans de la Tour Phare, on trouve essentiellement des architectes ou aspirants architectes qui souhaitent un avenir pour les gratte-ciels en France, qui s'émerveillent devant des bâtiments toujours plus hauts qui accumulent de nouvelles technologies comme les voitures accumulent les cylindres et l'électronique embarquée, enfin qui louent le dessin original et audacieux des nouvelles tours.

Il en reste cependant parmi eux qui gardent les pieds sur terre et ramènent La Tour T1 sans son échaffaudage supérieur.à la réalité en rappelant les similitudes entre le dessin d'un récipient de lait hydratant et celui de la Tour Phare (voir vignette et son lien ci-dessus). Dans le même genre, on remarquera la similitude du dessin de la Tour T1 avec celui d'un flacon de shampoing anti-pelliculaire. Enfin, laissons aux Courbevoisiens le soin de trouver des analogies au dessin de la Tour D2...

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 10:07

Locaux techniques et verrière sur les toits de Coeur DéfenseLe défi que relèvent les architectes à La Défense depuis les cinq dernières années ambitionne de doter les nouvelles tours d'un vrai toit. En effet, même les tours construites dans la première moitié de la dernière décennie, comme les emblématiques Coeur Défense (2001) et Tour EDF (2001) ou encore la plus discrète Tour Adria/Technip (2002), à l'instar de toutes leurs aînées, n'arborent qu'un toit bêtement plat. Plusieurs raisons justifiaient cela, à commencer par des raisons pragmatiquement fonctionnelles : qu'ils soient abrités sous un toit qui les couvre ou posés sur un toit plat, les locaux techniques (machineries d'ascenseur, de ventilation, de climatisation, pompes à eau, etc...) restent invisibles à presque tous les points de vue. Un toit plat permet également la pose de rails le long de la façade sur lesquels circule une grue d'où peut descendre la nacelle des laveurs de carreaux. Enfin, un toit couvert nécessite la construction de volumes n'abritant que peu ou pas de surfaces utiles, bref n'offre pas de retour économique immédiat.

Panorama de La Défense avant la Tour FirstCependant, vue de loin, quelle que soit sa forme, une tour au toit plat n'apparaît plus que comme un simple parallélépipède plus ou moins haut parmi une forêt de parallélépipèdes. Sa personnalité ne tient plus qu'à la couleur réfléchie par ses carreaux de verre, éventuellement zébrée de béton pour les tours les plus anciennes ; elle ne se distingue pas dans la 'skyline' tant mise en avant aujourd'hui dans le milieu des architectes. D'où le regain d'intérêt des architectes souhaitant se distinguer.

Chrysler Building, style Art DecoLes tours biseautées de la Société GénéraleCe défi architectural des temps modernes... n'en est un que pour La Défense. Des tours qui se terminent par autre chose qu'un toit plat s'élèvent depuis 80 ans à New York avec les mythiques Chrysler Building (1930) et Empire State Building (1931). A vrai dire, La Défense abrite aussi, depuis 1995, des tours dont le sommet n'est pas plat mais biseauté : il s'agit des tours Chassagne et Alicante de la Société Générale, rejointes depuis 2008 par la Tour Granite, qui ressortent un peu du reste du paysage de La Défense.

La Tour T1, loin de la tour sans fin, une tour inachevéeSi la Tour Granite n'a pas fondamentalement innové en matière de style par rapport à ses deux consoeurs, la Tour T1 construite à la même époque a tenté d'aller plus loin. Les architectes de cette tour, désormais le siège de GDF-Suez, l'ont dessinée tout en courbure du sol à son sommet, telle une voile de catamaran gonflée par le vent. Hélas, le demi-cercle à son sommet, constitué par ce qui ressemble à un échafaudage grillagé, marque une discontinuité par rapport au reste de la façade de la tour qui donne une impression d'inachevé. L'absence d'habillage sur le treillis laisse passer la lumière du jour et les locaux techniques posés sur son toit en réalité plat sont largement visibles pour les piétons regardant la tour du parvis de La Défense.

http://img23.imageshack.us/img23/6195/axafirst.jpgA ce jour, le seul succès sur La Défense face à ce défi architectural fut remporté par la restructuration de la Tour AXA, anciennement à toit plat, devenue Tour First. Sa flèche, d'un dessin plus recherché que la flèche pyramidale -voire quasiment droite- de l'Empire State Building par exemple, distingue la tour de son environnement. La Tour First bénéficie qui plus est de son emplacement en front de Seine, à l'entrée de La Défense face à Paris, et de la hauteur la plus élevée des tours du quartier avec 231m, ce qui fait d'elle désormais une icône de la fameuse 'skyline' de La Défense. Sa flèche dépasse par exemple de la cîme des arbres du Jardin d'Acclimatation et y rappelle à elle seule la proximité de La Défense.

Panorama de La Défense après la Tour First

Aujourd'hui, la plupart des projets en cours sur La Défense ambitionnent des toits rompant avec la tradition du sommet plat : Carpe Diem, Majunga, et surtout D2. Les tours Hermitage Plaza, si elles se construisent, devraient toutefois être plates à leur sommet, ceci dit parfaitement plates et sans locaux techniques. Le projet de Tour Phare envisage quant à lui l'installation d'éoliennes à son sommet, afin de peaufiner sonLes cheveux raccourcis du Phare ne cacheront guère les locaux techniques posés sur son toit... plat image écologique, et une finition en chevelure. Cependant les éoliennes font l'objet d'un recours pour le risque que comportent des objets mobiles à cette altitude, en cas de détachement d'une pièce. Dans le même esprit, le promoteur a dû réviser à la baisse la hauteur des "cheveux" prévus pour la tour.

On touche là le paradoxe de ce renouveau des toits qui prolongent la tour. Plus la tour est haute, plus la conception de toits complexes se heurte à des contraintes (exposition à des vents plus violents qu'au sol, risques pour la circulation aérienne, ...). Et moins de tels toits sont nécessaires, car ils se situent hors de portée visuelle pour la plupart des observateurs. Au contraire, les tours plus basses mériteraient de vrais toits, telles une maison, pour une raison d'abord esthétique : affiner les monolithes oppressants qui nous dominent. 

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 10:06

Pas grand' chose à voir avec le sujet, mais tellement marrantVingt-neuf ans après la ligne 1 du métro de Lille, vingt ans après la ligne D du métro lyonnais et quatorze ans après la ligne 14 du métro parisien, la ligne 1 s'automatise.

S'agissant de la colonne vertébrale du métro parisien et de la ligne la plus fréquentée, l'évènement peut paraîtreIdem tardif. Mais la ligne 14 visait justement à son époque, entr'autres, à décharger la ligne 1 ainsi que la ligne A du RER, toutes deux saturées. Ceci retarda peut-être l'automatisation de la ligne 1 elle-même jusqu'à ce que le constat s'imposât que la ligne 14 permettait de satisfaire une demande non desservie jusque là plutôt que de dérouter l'excédent de demande existante vers ses voies.

La difficulté à automatiser la ligne 1 à Paris tient certainement au fait qu'elle transporte 130% de passagers de plus annuellement que la ligne D à Lyon et comporte 66% de stations en plus (25 contre 15). Elle ne comporte néanmoins que sept stations de plus que la ligne 1 du métro lillois et ne s'étend que sur trois kilomètres de plus, quand celui-ci est en service depuis près de trente ans.

Un des arguments mis en avant consiste également à rappeler que les trois autres lignes furent conçues dès leurs origines pour être opérées automatiquement tandis que la ligne 1 débuta son exploitation voici plus d'un siècle. Cela dit, on pourrait répliquer qu'une fois les tunnels creusés et les rails posés, l'essentiel de l'effort est a priori accompli.

Non, l'exploit - pour autant qu'il y en ait un - consistait surtout à procéder aux travaux d'automatisation sans interrompre le trafic, c'est-à-dire à effectuer les travaux la nuit, en dehors des horaires d'ouverture de la ligne. L'effort consista aussi à reclasser les agents de la RATP qui perdaient leur poste avec l'automatisation, à commencer par les chauffeurs de rames ; ce qui aurait été fait à destination du poste de commande de la ligne automatisée et vers d'autres lignes.

A ce stade, le changement le plus visible sur la ligne 1 reste néanmoins la pose de portes automatiques en bordure de quais, à défaut de voir circuler de nombreuses rames automatiques pour l'instant, celles-ci ne devant être mises en service que progressivement sur une période s'étendant sur environ une année.

L'effort est en tout cas louable et bienvenu, car comme nous le soulignions déjà, la qualité de La Défense ne tient à notre avis pas à l'accroissement de l'offre (en l'espèce la multiplication de voies de transport y aboutissant) mais à une amélioration de l'offre existante. A ce titre, le projet du Grand Paris fait fausse route. Et au contraire, le projet d'équiper la ligne A du RER entièrement de rames à double étage participe, comme l'automatisation de la ligne 1, à l'amélioration tant attendue de l'offre existante.

Une autre amélioration manque cruellement mais ne semble pourtant pas à l'ordre du jour : l'installation de portes automatiques le long des quais du RER A. Le RER A souffre de fréquentes interruptions de trafic liées à des "incidents voyageurs" / "accidents de personnes", c'est-à-dire des personnes tombant ou poussées sur la voie, coincées entre la bordure du quai et la rame, ainsi que des suicides. Pour la sauvegarde de ces personnes et la régularité du trafic, cette solution semble évidente mais il y a fort à parier que le budget qui pourrait y être alloué immédiatement finira par financer le Grand Paris des années 2020. Le défi du "Grand Paris" devrait plutôt consister à rééquilibrer les surfaces de bureaux et surfaces résidentielles entre l'est et l'ouest parisiens afin de limiter les migrations quotidiennes qui traversent Paris d'est en ouest le matin et en sens inverse le soir. Le Grand Paris ne devrait ainsi pas se limiter à une politique des transports, mais aussi et d'abord développer une politique du logement et une politique de décentralisation des activités économiques sur l'ensemble du territoire.

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 21:13

A380-800 Emirates vu de dessousDécidémment, les jours de beau temps, les avions volent bas au-dessus de La Défense. Voici comme promis un avion dont nous estimons l'altitude au-dessous des 1800m du précédent avion filmé.

Cet avion survolait l'avenue Léonard de Vinci dans le Faubourg de l'Arche, à Courbevoie et au pied de La Défense, ce lundi 31 octobre 2011 à 12:29. C'est un quadri-réacteur à ailes en V. Son ventre rouge entre les ailes (visible à l'oeil nu mais non distinct sur le film, le capteur étant trop petit) et portant une inscription blanche laisse penser à un appareil de la compagnie Emirates. Il évolue dans le sens est-ouest (il a donc déjà dépassé Roissy-Charles-de-Gaulle) mais amorce un virage vers le nord.

De fait, un A380-800 de cette compagnie a atterri à Roissy à 12:46 ce jour-là en provenance de Dubaï.

Le téléphone portable ayant servi à capturer l'image comporte un capteur 3,2MP, que nous pensons être d'une taille de 1/2,7" ou encore 5,3mm sur 4mm si on s'en réfère aux informations disponibles sur internet à ce sujet. L'avion mesure 24 pixels à l'image, soit 5% des 480 pixels en largeur de l'image, soit encore 0,265mm de la surface du capteur. D'après le constructeur, un Airbus A380-800 mesure 72,72m de long. D'autres mesures sur d'autres photos du téléphone nous conduisent à estimer sa focale fixe à 5,83mm. Ces informations nous permettent de calculer de manière estimative la distance séparant l'avion du capteur du téléphone portable selon la même application du théorème de Thalès que celle qui nous avait permis d'évaluer l'altitude du précédent avion avec d'autres outils : 72720mm / 0,265mm x 5,83mm = 1600m. 1,6km paraît une estimation raisonnable de l'altitude, au regard de la proximité à l'oeil nu et de la présence sonore de l'appareil au moment de son passage à l'aplomb de la rue.

Un jour de grève des personnels navigants d'Air France, les couloirs aériens semblent donc malgré tout suffisamment encombrés pour que des gros porteurs survolent La Défense à basse altitude avant de retourner sur l'aéroport de Roissy. Que fait la DGAC?

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 22:52

La tour MontparnasseSimultanément à l'ouverture de l'exposition au CNIT, le gardien du Phare lance son site internet (avec lien sponsorisé sur Google) et son fil Twitter. On y apprend entr'autres choses que la tour sera "intégrée dans le paysage de la Défense". Rappelez-vous: des vessies pour des lanternes et un trou noir pour une étoile... La tour Phare sera aussi bien intégrée dans son paysage que peut l'être la tour Montparnasse.

Ce que prouve surtout cet effort de communication tous azimuts, c'est que le gardien du Phare a bien compris qu'il est loin de l'avoir emporté, et qu'il va lui falloir retourner beaucoup de vestes pour mener son projet à terme. Avec force maquettes, photomontages, slogans et discours assénant des contre-vérités, sa stratégie consiste à rendre tangible, acquis et donc inéluctable un projet qui reste en réalité aussi virtuel que sa communication.

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 00:00

http://www.francesoir.fr/sites/default/files/dynimagecache/0/4373/3109/151-0-4373-3109-494-351/sipa_00611890_000009.jpgJe ne le dirai jamais assez : le bât blesse La Défense au niveau de la desserte des transports en commun.

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 09:56

tchat-vertical_01.jpgJeudi 20 octobre dernier, la ville de Courbevoie organisa sur son site Internet une conversation (un 'tchat') avec le maire, Jacques Kossowski, au sujet de la vie quotidienne du quartier du Faubourg de l'Arche. Ce qui apparaît de prime abord comme de la modernité et de l'ouverture, voire de la transparence, n'en est guère en réalité. Une telle opération de communication, à l'instar d'une interview télévisée, présente l'intérêt pour l'interrogé de connaître les questions à l'avance, voire de les sélectionner par le biais du modérateur. Rappelons d'ailleurs que ce tchat 'en direct' se déroula de 11h à midi tandis que le Faubourg de l'Arche, une ville-dortoir, est peuplé essentiellement d'étudiants et de cadres de 30 à 45 ans travaillant à La Défense ou dans l'Ouest parisien, et donc indisponibles sur cette tranche horaire en semaine.

Cette conversation en différé permit ainsi au modérateur de hiérarchiser les questions. Les trois quarts des questions posées à l'avance réprouvaient le projet de construction de la tour Phare. Certaines rappelaient les faits : ombre portée par le Phare, effet venturi, destruction du seul lien piéton entre le quartier et La Défense, quatre à cinq années de nuisances liées au chantier et au va-et-vient de dizaines de camions par jour, saturation des transports et aggravation du parking sauvage une fois la tour en service, etc... D'autres s'avéraient plus menaçantes et rappelaient que la gauche remporta les élections cantonnales de mars dernier dans ce quartier sans doute en rétorsion au soutien du maire au projet. Pourtant, les trois premières questions transmises au maire par le modérateur au cours du tchat ouvrirent le débat en douceur, évoquant des sujets plus anodins : installation d'un marché dans le quartier, nouvelles lignes de bus, suppression d'un terrain de foot remplacé par des jeux pour enfants en bas âge. Suivirent deux questions sur la tour Phare, puis seize questions sur d'autres sujets avant de revenir à une des nombreuses questions majoritairement posées sur la tour Phare! Au total, sur trente-cinq questions abordées lors du tchat, quatre concernèrent la tour Phare. Le rapport se révèle finalement inversé par rapport aux questions soumises en avance. On peut difficilement appeler cela de la censure, le sujet ayant été abordé, mais il s'agit assurément de caviardage et d'orientation du débat.

Evidemment, les quatre questions retenues sur le Phare ne furent pas parmi les plus polémiques. Et les réponses du maire brossèrent dans le sens du poil. Il concéda ainsi que tous les avantages de la construction du Phare iraient à la ville de Puteaux tandis que toutes les nuisances reviendraient à Courbevoie. Il feignit d'avoir protesté contre la limitation de l'enquête d'utilité publique à la seule commune de Puteaux et rejeta la responsabilité sur le Préfet, tandis que l'opposition rappelle dans un tract distribué cette semaine qu'il a simplement refusé d'appuyer les demandes citoyennes d'extension à Courbevoie de l'enquête publique. Il évoqua le recours gracieux qu'il effectua contre le permis de construire, mais oublia qu'il l'avait retiré de lui-même plutôt que de le mener à son terme. Son vote favorable au projet en tant que vice-président de l'EPAD, qui ouvrit la voie à l'octroi du permis de construire, fut totalement occulté.

Il focalisa enfin le sujet sur la passerelle piétonne reliant le Faubourg de l'Arche au parvis de La Défense et aux transports en commun, ce qui est adroit. La destruction de la passerelle représente aujourd'hui, avec le retrait (ou le déplacement) de la sculpture du pouce de César, la conséquence la plus visible, la plus tangible et la plus immédiate de la construction à venir du Phare, ainsi que le facteur qui nuira au public le plus large, c'est-à-dire non seulement aux résidents du Faubourg de l'Arche mais aussi aux nombreux salariés qui viennent quotidiennement y travailler (et donc à leurs employeurs...). La destruction de la passerelle est malheureusement loin d'être la seule conséquence ni la plus durable de la construction du Phare. Mais si le maire de Courbevoie obtenait gain de cause à son sujet, il pourrait mettre en avant la concession obtenue du promoteur et invoquer un compromis favorable au plus grand nombre pour enfin soutenir ouvertement ce projet qui asphyxira le quartier du Faubourg de l'Arche.

Félicitons en tout cas Jacques Kossowski et la mairie de Courbevoie pour leurs progrès dans l'utilisation des nouvelles technologies de l'information et de la communication. #3615courbevoie

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