Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 10:34

http://www.ladefense.fr/sites/default/files/styles/fiche_diaporama_top/public/defacto_le_spectacle_2012_-_apparences_c_11h45_-_defacto.jpgComme sa formule (sons et lumières sur la façade de la Grande Arche) fut un succès l'an dernier, Defacto l'a rééditée hier soir. Et malgré une température plus fraîche cette année, le spectacle a apparemment rassemblé davantage de spectateurs que le Petit Prince l'année passée.

Sur le plan technique, baffles géantes, lasers, feux d'artifice à profusion et projections géantes sur les trois côtés de la face avant de la Grande Arche étaient de retour. Oriflammes et lance-flammes, ainsi que les boules géantes sur lesquelles étaient projetées des images sur le parvis avaient en revanche disparu. En échange, les spectateurs ont profité d'un léger progrès technologique dans l'animation d'images sur la façade de l'édifice, d'un effort particulier pour synchroniser les explosions des feux avec le rythme des musiques et surtout de bouquets finaux à répétition, à la fin de chaque extrait musical, qui remportaient des volées d'applaudissements.

Ce qui manquait, de manière essentielle, était un thème. Une succession de musiques et de feux d'artifices ne fait pas une histoire. Le spectacle ne racontait rien. Les seules émotions qu'il véhiculait se limitaient à l'étourdissement provoqué par l'avalanche d'explosions. Le spectacle de cette année a bénéficié d'une affluence motivée par celui de l'année précédente. Il n'est pas certain que, quelle que soit la qualité du spectacle l'an prochain, il rassemble autant de monde.

Mais ne critiquons pas trop non plus: voilà au moins un effort louable de faire de La Défense autre chose qu'un quartier de bureaux et de commerces, mais aussi un lieu de vie. Sauf que tout s'éteint avec le spectacle: tout le monde quitte le parvis et rentre chez soi. Pas un restaurant ou un bar d'ouvert. Circulez, y'a rien à voir...

Repost 0
15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 10:54

http://jamespeinard.files.wordpress.com/2011/10/huchon-saab-exces-de-vitesse-a13-permis-retire.jpg?w=600&h=385Le Canard Enchaîné du 5 septembre 2012, dans un article intitulé Ca roule pour Huchon, nous révèle qu'outre une Toyota Prius dévolue à ses activités de président du conseil régional d'Ile-de-France, Jean-Paul Huchon bénéficie également d' "une Saab 9-5, qu'il utilise quotidiennement pour ses déplacements privés", achetée par la Région en mai 2011 pour une somme de 44 150 €. L'hebdomadaire dénonce l'usage privé du véhicule financé par nos impôts, qui serait illégal.

Mais il faut se mettre à la place du président de Région: il serait en droit de se plaindre du président du Syndicat des Transports d'Ile-de-France, Huchon Jean-Paul,  qui, en huit ans, n'a pas mis à niveau les transports en commun de la Région et le contraint ainsi à se déplacer en véhicule individuel, tant dans le cadre de ses fonctions que pour ses déplacements privés. Avec cette voiture, le président de Région en fut même réduit, en octobre 2011, à commettre un excès de vitesse pour rattraper le temps perdu dans les transports en commun.

Repost 0
Published by vince vabohda - dans Le mur d'Huchon
commenter cet article
9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 18:34

Kossoswki-aux-cotes-de-Cope.jpgDans le duel qui oppose François Fillon à Jean-François Copé pour la présidence de l'UMP, Jacques Kossowski, maire de Courbeboie, a choisi son camp. A l'occasion d'un rendez-vous le 4 septembre 2012 apparemment organisé par Jean Sarkozy au Winston, café éminemment sarkozyste de Neuilly-sur-Seine, Jacques Kossowski s'est ostensiblementhttp://owni.fr/files/2011/09/Cope-Takieddine.jpg affiché aux côtés du président candidat à sa propre succession. Il rejoignait ainsi Roger Karoutchi, et surtout Charles Pasqua, le couple Balkany, Jean Sarkozy et Pierre Charon, bref une belle brochette d'élus et anciens élus remarquables des Hauts-de-Seine. Ne manquait plus que Rachida Dati, et on aurait cru à l'écriture du premier chapitre du second tome du Monarque, son fils, son fief. Jacques s'imagine peut-être déjà aux côtés de Rachida dans la piscine de Ziad Takkiedine.

Repost 0
Published by vince vabohda - dans Les primaires de l'UMP
commenter cet article
8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 23:38

Praetorium venumDernier suivi d'actualité pour aujourd'hui, celui de la vente "forcée" de l'immeuble Praetorium. Le Crédit Foncier a depuis démenti les articles de presse affirmant qu'il avait contraint le promoteur Capital & Continental à céder immédiatement son immeuble. Il est vrai que la vente s'est réalisée rapidement après l'annonce de la mise en vente, et apparemment au prix annoncé (57 millions d'euros), ce qui n'a pas manqué de surprendre les acteurs du marché et donna des arguments à la banque pour soutenir que la vente s'est réalisée dans des conditions normales et non pas à un prix bradé.

L'acquéreur est la Caisse d'Assurance Vieilleisse des Pharmaciens, une mutuelle qui a pu financer l'acquisition sur ses fonds propres (les cotisations versées par les pharmaciens pendant vingt à trente ans en moyenne avant qu'ils ne prennent leur retraite et que la CAVP ne leur verse les premières prestations) plutôt que par emprunt. La pénurie actuelle de crédits limite en effet les acquéreurs au cercle restreint des acteurs économiques qui collectent de l'épargne. On peut s'interroger sur pourquoi la caisse n'a pas profité de cette situation pour faire baisser le prix de l'immeuble. On peut aussi s'interroger sur l'avenir des retraites des pharmaciens, dans la mesure où Praetorium, en l'absence de locataire, ne rapporte rien et même coûte en entretien. Mais nous vivons à une époque où les investisseurs sont prêts à acheter des obligations d'Etat à rendement négatif pour abriter leurs liquidités du risque de crédit pervasif sur les marchés aujourd'hui. Un immeuble inoccupé ne diffère pas fondamentalement de ce type d'investissements et permet même la diversification. Reste à savoir si la diversification du risque par un investissement immobilier sur La Défense est un choix pertinent.

La situation du marché immobilier à La Défense est résumée de manière complète par Bloomberg ici : des constructions chères car sur site complexe, nécessitant des loyers élevés pour obtenir un retour sur investissement, à une époque où les preneurs cherchent à réduire leurs coûts ; des preneurs qui sont revenus de la mode des hautes tours et privilégient les campus horizontaux, plus propices au travail en équipe ; une offre excédentaire de surfaces de bureaux qui va prochainement être engorgée par de nouvelles tours (D2, Air², Majunga). Pour une fois que ce n'est pas nous qui l'affirmons...

En attendant, les articles de presse de juin 2012, lors de la mise en vente, laissaient entrevoir que Praetorium puisse être loué par Samsung France qui en ferait son siège. L'annonce devait être faire dans un délai d'un mois. Trois mois plus tard, elle tarde encore. Il ne reste plus que trois mois à Capital & Continental pour espérer encaisser un complément sur le prix de vente si l'acquéreur trouve enfin un locataire.

Repost 0
8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 22:51

http://www.businessimmo.com/system/datas/16901/original/coeur-defense-bnp-paribas-2-325x241.jpg?1316589377Autre suivi d'actualité, cette fois-ci concernant Coeur Défense. Le premier complexe de bureaux européen, plus de dix ans après sa livraison, finirait enfin par se remplir. Parmi les derniers preneurs de m², RTE y installerait 600 de ses salariés sur 14 400 m² en octobre 2012. Mais comme le précise la dépêche reprise par directgestion.com, il s'agirait surtout d'un regroupement de salariés se trouvant pour l'essentiel déjà dans d'autres immeubles sur La Défense. Déshabiller Pierre pour habiller Paul, voilà qui n'est pas sans rappeler un autre jeu de vases communicants entre la tour Egée sur le parvis et la tour First sur l'esplanade avec le déménagement de la société Ernst & Young fin 2011. Au global, l'offre de m² de bureaux, hors même les constructions en cours, reste excédentaire sur le quartier, et ce genre d'opérations, même s'il donne l'impression d'une activité, ne va pas y remédier.

Repost 0
8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 11:17

Bornes-de-badgeages.jpgPetit suivi d'actualité, surtout que les circonstances s'y prêtent! En mai dernier, nous nous réjouissions de l'effort de la municipalité qui avait entrepris d'organiser les inscriptions des enfants de Courbevoie aux activités périscolaires pour l'année 2012-2013 par internet, plutôt que de contraindre leurs parents à se déplacer un jour ouvré jusqu'à la mairie pour y faire la queue pendant des heures. Les inscriptions ouvraient le 4 juin dernier, et nous avions promis de faire un retour sur la manière dont elles se passeraient.

L'inscription eut effectivement lieu sur un site internet, le nouvel Espace Famille du site de la mairie de Courbevoie, mais en pratique une bonne partie se fit par courrier électronique : ainsi tous les documents nécessaires à l'inscription ne purent pas être télétransmis directement sur le site mais devaient être envoyés, en plusieurs exemplaires, à jusque trois adresses e-mail différentes. Gare aux confusions et aux oublis!

Ensuite, ce mode d'inscription ne rendit que plus flagrant une des failles du service rendu, dénoncé par l'opposition qui va jusqu'à parler de pénurie entretenue de l'offre d'activités à Courbevoie : le manque de places. En effet, dès 9h du matin le 4 juin, premier jour d'inscription, vous saviez sur internet que plus aucune place n'était disponible aux activités que vous demandiez. Au moins aviez-vous évité de faire la queue à la mairie jusqu'en début d'après-midi pour le vérifier, ce qui est presque une consolation.

La facturation n'en est pas davantage ressortie plus claire. Il convient désormais que les parents alimentent deux comptes distincts, au lieu d'un, et le détail des prestations facturées à l'année, au trimestre, au mois ou à la consommation n'est pas davantage fourni, si bien que l'avance demandée à la rentrée s'avère d'une opacité totale... et d'un montant double de celui appelé chaque mois l'année précédente.

Au final, reconnaissons quand même un processus beaucoup moins consommateur de temps, de stress et de déplacements que l'an dernier. Forte de cette avancée, la municipalité a décidé d'aller plus loin. Au cours de l'été, elle a remplacé les bornes des Cartes Qualité de Ville dans les écoles par de nouveaux modèles. Mal lui en a pris : annoncé aux parents d'élèves par courrier électronique accompagné d'un mode d'emploi quelques jours avant la rentrée scolaire, ce changement s'est traduit la première semaine de la rentrée par une cohue et des embouteillages tous les matins à l'arrivée des élèves dans les écoles. Entre les nouvelles bornes qui ne fonctionnaient pas et celles bien en service mais qui peinaient à lire les cartes, le personnel administratif se trouvait rapidement contraint de laisser les enfants entrer sans badger, sans quoi l'exercice se serait étalé jusqu'en milieu de matinée à chaque fois.

Dans un courrier envoyé hier par e-mail aux parents d'élèves (voir vignette ci-contre), la municipalité annonce qu'elle suspend temporairement après cette première semaine l'utilisation des bornes pour la Carte Qualité de Ville dans les écoles. On notera avec quelle élégance la municipalité y rejette la faute sur le prestataire privé chargé de la mise en oeuvre de ces nouveaux outils, oubliant que c'est elle qui en premier lieu a choisi de déléguer au privé ce chantier, en deuxième lieu a choisi le délégataire, et en troisième lieu s'est abstenue de contrôler la qualité de sa prestation avant que les élèves, leurs parents et les personnels administratifs des écoles de Courbevoie ne se voient improvisés beta-testeurs à leur insu. Pour une ville à quatre arobases au label Ville Internet, cet échec a son hashtag: #FAIL.

Repost 0
Published by vince vabohda - dans Les primaires de l'UMP
commenter cet article
22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 20:22

http://www.metrofrance.com/_internal/gxml!0/4dntvuhh2yeo4npyb3igdet73odaolf$h94e7bw9jhyivy4av9bovsf7fc26wl2/SIPA.jpegSelon Metro qui reprend Le Canard Enchaîné, Jean-Paul aurait donc pris le train. Mais bon, ce n'était pas le Transilien. Et ce n'était pas avec son argent non plus.

Repost 0
Published by vince vabohda - dans Le mur d'Huchon
commenter cet article
22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 07:24

http://www.renaud-bray.com/ImagesEditeurs/PG/1294/1294135-gf.jpgNous savions déjà qu'Unibail-Rodamco avait l'oreille de Bertrand Delanoë, maire de Paris, et de sa première adjointe Anne Hidalgo, à qui le groupe est parvenu à vendre des projets immobiliers controversés à des conditions financières qui font baver ses concurrents, à commencer par la tour Triangle. Voilà que nous découvrons maintenant que Guillaume Poitrinal, PDG d'Unibail-Rodamco, a aussi l'oeil du Président de la République!

Si avec ces relais, la tour Phare ne se construit pas, c'est à mettre au chômage des directions des relations publiques entières!

Repost 0
Published by vince vabohda - dans Le Phare obscur
commenter cet article
8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 17:22

http://mouvements.catho85.org/IMG/vitraux/_00013.jpgL'intercommunalité se définit comme le regroupement de communes ou de municipalités dans une structure légale en vue de coopérer dans un ou plusieurs domaines comme l'eau, les ordures, les transports, les infrastructures comme les piscines ou bibliothèques, le développement économique, l'aménagement ou l'urbanisme. A Courbevoie, l'intercommunalité avec Puteaux se décline de manière protéiforme.

Commençons par l'EPADESA, un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC, en langage administratif) faisant l'objet d'une opération d'intérêt national (OIN, dans le même langage). Son rôle consiste à développer l'immobilier -essentiellement de bureaux- sur le quartier de La Défense, territoire à cheval principalement sur Puteaux et Courbevoie. Son président est d'ailleurs le maire de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, et son troisième vice-président n'est autre que le maire de Courbevoie, Jacques Kossowski. Tant son conseil d'administration que sa direction administrative se sont vus accusés récemment par l'Inspection Générale des Finances et la Cour des Comptes d'une gestion peu soucieuse des deniers publics. C'est l'un des miracles de l'intercommunalité.

On peut ensuite évoquer le Syndicat mixte de chauffage urbain de La Défense (Sicudef, pour les intimes), qui détient le monopole du chauffage et de la climatisation des tours de La Défense et des quartiers résidentiels y attenant. Rappelons que c'est en tant que vice-présidente de ce syndicat que la ci-dessus mentionnée Joëlle Caccaldi-Raynaud est soupçonnée de s'être enrichie illégalement de quatre millions d'euros placés dans des paradis fiscaux. Au conseil d'administration du Sicudef siège désormais son fils, Vincent Franchi. C'est l'un des miracles de l'intercommunalité.

L'intercommunalité entre Courbevoie et Puteaux revêt aussi la forme plus traditionelle d'une communauté d'agglomération depuis le 1er janvier 2011, dite Communauté d'agglomération Seine-Défense. On notera avec intérêt que ses trois axes d'action visent à pallier les déficiences du quartier de La Défense:

- "Accompagner la dynamique générée par le secteur de La Défense, en favorisant le développement économique et en soutenant les PME / PMI et le commerce" : autrement dit, La Défense n'entraîne pas dans son développement l'activité économique des quartiers limitrophes dans les communes où elle s'étend. Pire même, La Défense est physiquement coupée de ces communes, sans lien piéton ou routier d'accès facile ; c'est un périmètre relativement fermé et qui n'a aucune ambition de s'ouvrir sur les territoires adjacents, comme le prouve le projet de tour Phare qui va couper encore davantage Courbevoie du quartier d'affaires et isoler le quartier résidentiel du Faubourg de l'Arche.

- "Aménager l'espace urbain dans son ensemble en facilitant les liaisons à l'intérieur du territoire et en renforçant l'approche environnementale" : que dire de plus? Puteaux et Courbevoie, deux villes pourtant adjacentes dans une conurbation très dense et par ailleurs continue, sont on ne peut plus coupées et rendues inacessibles l'une de l'autre par La Défense.

- "Favoriser un développement équilibré de l'habitat au travers d'un programme local d'habitat (PLH) élargi à l'ensemble du territoire" : le développement de La Défense se fait en effet de plus en plus au détriment du logement, la priorité étant donnée à des projets pharaoniques.

Bref, ce que l'EPADESA défait, la Communauté d'agglomération Seine-Défense cherche à réparer. Bel exemple d'intercommunalité où les structures s'accumulent et affichent des intérêts contradictoires, là où on s'attendrait à voir au contraire les efforts centralisés au sein d'un seul et même organisme et tous se déployer dans le même sens.

Et comme si toutes ces structures ne suffisaient pas, à l'instar du gouvernement qui possède un ministre des relations avec le Parlement ou des Affaires étrangères qui possèdent un ambassadeur représentant permanent de la France auprès de l'Union Européenne, Courbevoie possède un conseiller municipal délégué à l'intercommunalité et un autre conseiller municipal délégué au suivi des grands projets concernant La Défense et les territoires limitrophes. Au vu du projet de la Communauté d'agglomération Seine-Défense, on pourrait se demander si ces deux conseillers municipaux délégués ne se marchent pas sur les pieds. Mais le miracle de l'intercommunalité, à l'image de celui de la décentralisation à la française, est de démultiplier les parts de gateaux, de donner des responsabilités -souvent de simples hochets- à tous ses amis politiques quand ce n'est pas à sa famille, ces responsabilités fussent-elles floues et superposées, voire vides de pouvoirs ceux-ci étant déjà attribués à une administration spécifique pourvue de moyens financiers dédiés.

Le député UMP Hervé Mariton dénonçait d'ailleurs les dérives de l'intercommunalité à la française dans un rapport de la commision d'enquête sur l'évolution de la fiscalité locale de l'Assemblée Nationale en 2005 : l'intercommunalité y est présentée comme un facteur aggravant de la fiscalité locale du fait du maintien de postes en doublons entre communes et structures intercommunales ainsi que de dépenses somptuaires de certaines structures intercommunales, de l'empilement des structures sur des périmètres qui se chevauchent et de la dégradation de la qualité des services rendus, qui peut s'expliquer par l'éloignement de ces structures du suffrage direct. Rien n'a changé depuis, et surtout pas à Courbevoie.

Repost 0
17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 20:40

http://amaury.photo.over-blog.com/50-index.htmlDans le contexte du récent rapport de l'Inspection Générale des Finances (IGF) et de celui de la Cour des Comptes sur la gestion de l'EPADESA et du quartier d'affaires de La Défense, le Canard Enchaîné du 11 juillet 2012 nous remémore l'histoire des m² fantômes de La Défense dans un article intitulé "Experts manchots pour mètres carrés fantômes".

L'actualité justifiant cet article provient du dernier et ultime rebondissement de l'affaire: un arrêt de la Cour d'appel de Versailles du 26 juin dernier mit fin à la procédure judiciaire après avoir constaté qu'elle avait été initiée le 13 mai 2004 alors que les faits incriminés étaient déjà frappés de prescription depuis le 11 mars 2004. Sur le ton ironique qui est sa marque, l'hebdomadaire constate qu'au passage, avocats, conseils et experts se sont nourris d'honoraires pendant les huit années de l'instruction, en toute inutilité donc pour leurs clients, avant que la prescription ne fût découverte.

Cet article revêt pour intérêt de replacer les dérives constatées par les deux rapports mentionnés plus haut dans un contexte historique, celui des moeurs de la classe dirigeante et des promoteurs du quartier de La Défense. Il rappelle ainsi que les m² fantômes de La Défense avaient été annoncés "comme la plus vaste fraude au Code de l'urbanisme jamais constatée en France". Les faits constatés par les enquêteurs portaient sur cinq tours de La Défense édifiées par le promoteur Christian Pellerin qui excédaient de 9 143m² la surface autorisée par leurs permis de construire, représentant un dépassement de 7% par omission de déclaration des surfaces dédiées aux locaux techniques de climatisation des tours. Les tours concernées étaient les tours Egée (ex-Ernst & Young), Adria (Technip), Cèdre (ex-Cegetel), le Colisée et le Vinci, toutes construites à l'entrée du Faubourg de l'Arche à Courbevoie et livrées entre 1998 et 2002.

Repost 0

Présentation

  • : Les dessous du quartier de la Défense
  • Les dessous du quartier de la Défense
  • : La Défense sans la tour Phare, l'EPADESA sans le Prince Jean, le pouvoir aux électeurs au suffrage direct.
  • Contact

Recherche