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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 21:01

Logo EPADESADans le contexte d'un article de l'Express du 23 novembre 2011 où Patrick Devedjan (UMP), président du Conseil Général des Hauts-de-Seine et de l'établissement public Defacto ainsi que 9e vice-président de l'EPADESA, affirme que l'EPADESA serait "une bombe à retardement" au bord de la faillite, ce à quoi l'établissement public a répondu le lendemain, suivi d'un article des Echos du 24 novembre qui met dos à dos l'EPADESA et Defacto et rappelle l'atonie du marché de l'immobilier de bureaux à La Défense, l'édition hebdomadaire du Canard Enchaîné du 30 novembre publie un article intitulé "Les tours de la Défense ébranlées par l'Inspection des finances" qui révèle que Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP), ministre de tutelle de l'EPADESA, garde dans ses tiroirs un rapport secret qui dénonce la dérive des comptes et les erreurs de gestion de l'EPADESA.

Une affaire qui n'a rien de nouveau et que le site Bakchich, en 2007 déjà, rapprochait de l'histoire et la culture du quartier, celle de Christian Pellerin et des m² fantômes de La Défense ; celle de la famille Ceccaldi-Raynaud/Franchi (UMP) et de l'attribution du marché public du chauffage urbain de La Défense. On peut y ajouter celle de la lutte fratricide entre Nicolas Sarkozy (UMP) et Patrick Devedjan qui, arrivé en 2007 à la présidence de l'EPAD à la suite de celui qui venait d'être élu président de la République, avait prétendu vouloir "nettoyer les écuries d'Augias" et qui en a été éjecté pour laisser la place au prince Jean (UMP), avec néanmoins Defacto en lot de consolation.

Le business model de l'EPADESA, pour autant qu'il y en ait un, consiste à financer les dépenses récurrentes de maintenance et d'entretien de La Défense avec des revenus non-récurrents et non-renouvelables : la vente de droits à construire. Il est aisé de comprendre que tôt ou tard, les uns finissent par ne plus couvrir les autres ; de comprendre aussi pourquoi l'EPADESA promeut la densification de La Défense et la construction de tours y compris en surplomb de quartiers résidentiels, comme les tours Majunga ou Phare. Mais plus les tours sont nombreuses, plus La Défense nécessite d'entretien : le budget épadésien est une fuite en avant inflationniste. Enfin, "le problème, c'est que les derniers terrains libres sont de plus en plus complexes à aménager, donc ils rapportent moins. Les grandes opérations qui devaient sauver la Défense, comme la tour Phare seront en réalité des opérations blanches", souligne Patrick Jarry, maire (PCF) de Nanterre et l'un des rares administrateurs non UMP et non-nommé par le gouvernement.

Les revenus récurrents, à savoir la taxe professionnelle que versent les entreprises installées sur le territoire de La Défense, rémunèrent les communes sur lesquelles le quartier s'étend, notamment Puteaux, dans une moindre mesure Courbevoie, et dans une mesure encore moindre Nanterre. On pourrait se réjouir que ces fonds finissent entre les mains d'une assemblée démocratiquement élue, ce que n'est pas l'EPADESA. C'est présumer que cette manne financière ne nourrit cependant pas le clientélisme électoral.

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  • : La Défense sans la tour Phare, l'EPADESA sans le Prince Jean, le pouvoir aux électeurs au suffrage direct.
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