Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 13:53

http://static5.businessinsider.com/image/4d6e4a6fcadcbbd368190000-900/falling-cat.jpgFin juin dernier encore, ses collègues UMP du Conseil Général des Hauts-de-Seine souhaitaient l'ostraciser, le traitaient en Judas et aspiraient à se débarasser définitivement de lui. Cela faisait suite à la parution du brulôt Le Monarque, son fils, son fief, écrit par sa directrice de cabinet au Conseil Général, Marie-Célie Guillaume, qui décrivait déjà toutes les tentatives précédentes du même genre.

En octobre, il se retrouve de nouveau sur la sellette, sa réélection à la députation ayant été invalidée par le Conseil Constitutionnel. Sa réélection annulée de juin n'avait déjà tenu qu'à 191 voix d'avance sur plus de 53000 suffrages exprimés, et le nouveau vote suite à la décision du Conseil Constitutionnel allait prendre place en pleine crise institutionnelle à l'UMP, le 16 décembre, au sommet de l'affrontement entre Jean-François Copé et François Fillon. Qui plus est, tandis que l'essentiel des élus UMP des Hauts-de-Seine s'étaient rangés derrière Jean-François Copé, lui avait soutenu François Fillon. On aurait pu s'attendre au pire pour lui, une occasion rêvée pour ses ennemis de l'intérieur de le sortir de l'échiquier des Hauts-de-Seine.

Et pourtant, l'incroyable est survenu: toute l'UMP s'est rangée derrière Patrick Devedjian, avec les premiers lieutenants de Fillon et Copé, respectivement Valérie Pécresse et Christian Jacob, ensemble et à ses côtés pour le soutenir lors de sa campagne à Bourg-la-Reine le 4 décembre! Même l'UDI, qui confirme chaque jour un peu plus son statut de parti annexe de l'UMP, s'est affichée à Bourg-la-Reine et à Antony pour le soutenir. Comment l'expliquer?

L'urgence de prévenir une déroute de l'UMP consécutive à la lutte fratricide et auto-destructrice que se livraient Fillon et Copé fut l'argument le plus souvent évoqué par les médias. D'autres ont noté que, à la différence des élus UMP des Hauts-de-Seine, les militants alto-séquanais avaient porté François Fillon devant Jean-François Copé: non seulement Patick Devedjian avait soutenu le bon cheval, localement, mais il y avait nécessité pour les élus copéistes des Hauts-de-Seine de ne pas s'écarter plus de leur électorat. Enfin, il fallait protéger le 'fief', le département des Hauts-de-Seine restant la pompe-à-fric et une base électorale solide de la droite républicaine ; une percée de la gauche aurait marqué un tournant historique, voire l'enclenchement d'un mouvement de conquête du département par la gauche.

Dans tout ça, on notera l'étonnante résilience du président du Conseil Général, qui parvient une fois de plus à retomber sur ses pieds malgré son instinct de loup solitaire détaché de la meute.

Partager cet article

Repost 0
Published by vince vabohda - dans Les primaires de l'UMP
commenter cet article

commentaires

Courbeach 04/01/2013 22:19


Votre analyse n'est pas mauvaise, à un détail près : la grande majorité des élus UMP du 92 ont soutenu François Fillon et non Copé, comme vous l'indiquez; D'ailleurs, seuls 3 maires ont soutenu
Copé : Balkany, Kossowski, Juvin; tous les autres ayant pris position + ou - ouvertement pour Fillon. Le reste de l'analyse me semble juste.

vince vabohda 05/01/2013 00:55



Merci. Je pensai également à : Roger Karoutchi, sénateur des Hauts-de-Seine ; Jean Sarkozy, conseiller général des Hauts-de-Seine ; ou encore Charles Pasqua, dont il est vrai que le dernier
mandat électoral dans les Hauts-de-Seine a pris fin il y a un peu plus d'un an.



Présentation

  • : Les dessous du quartier de la Défense
  • Les dessous du quartier de la Défense
  • : La Défense sans la tour Phare, l'EPADESA sans le Prince Jean, le pouvoir aux électeurs au suffrage direct.
  • Contact

Recherche