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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 14:55

Eric Cesari, président de la communauté d'agglomération Seine-DéfenseLa question n'est pas originale, convenons-en : nous la posions déjà le 15 avril 2012... Mais justement, après plus de deux ans, le projet ne semble pas avancer, sans pour autant avoir été abandonné. Qu'en est-il exactement?

Le compte Twitter de la tour Phare continue à diffuser en boucle quotidiennement le même argumentaire sur les performances énergétiques, techniques, architecturales, esthétiques de la tour ainsi que son intégration dans l'environnement et l'absence de nuisances. Mais il reste figé dans le passé, rappelant l'origine du projet, le concours remporté par Thom Mayne fin 2006, rediffusant vidéos et interviews, sans toutefois apporter d'informations nouvelles : aucun calendrier, aucun statut sur les recours juridiques, aucune information sur le financement, encore moins sur d'éventuels occupants.

Un abandon envisagé?

Des rumeurs rapportées en fin d'année dernière par le site défense-92.fr font état d'un possible abandon du projet. Il est vrai que l'abandon de la tour Generali avait de même été précédée de rumeurs similaires. Plus factuellement, l'article cite également Unibail-Rodamco, le promoteur, qui justifie la suspension du projet par un appel qui devait être jugé au 1er trimestre 2014. L'échéance est passée sans pour autant d'annonce.

L'article cite aussi un opposant au projet, le conseiller général socialiste Jean-André Lasserre, pour qui la conjoncture économique dans l'immobilier est défavorable à la mise en œuvre du projet. De fait, les six derniers mois ont vu s'achever la construction à La Défense des tours Carpe Diem, D2 et Majunga, cette dernière étant aussi une réalisation d'Unibail-Rodamco ; toutes trois sont à ce jour sans occupants et surtout, sans occupants annoncés.

Sur le terrain, on constate d'ailleurs que Defacto, l'établissement public en charge de l'entretien de la dalle de La Défense, achève la réfection du revêtement en pavés de la place Carpeaux, place où s'élève aujourd'hui la sculpture du pouce de César mais où devait s'élever demain la tour Phare. Defacto ne parie donc manifestement pas sur un lancement prochain du chantier non plus.

Un environnement cependant plus favorable

S'il n'y avait les trois tours de bureaux récemment livrées à La Défense, la conjoncture immobilière ne serait pourtant pas si défavorable. Par ailleurs, les élections municipales d'avril 2014 ont conforté les maires UMP sortants de Puteaux et Courbevoie, réélus dès le premier tour et favorables au projet, pour ne pas dire plus ; tandis que leurs adversaires socialistes, opposés au projet, ont été relégués à des scores très modestes.

Plus particulièrement, dans l'équipe municipale de Courbevoie, un défenseur discret du projet monte en puissance: Eric Césari, membre de l'appareil politique central de l'UMP, conseiller municipal de Courbevoie en charge du suivi des grands projets concernant La Défense et les territoires limitrophes (sic) et désormais également président de la Communauté d'agglomération Seine-Défense, est de par ses fonctions très proche des promoteurs immobiliers. Or ce cumulard est pressenti pour prendre la succession de Jacques Kossowski à la mairie de Courbevoie, peut-être même au cours du mandat qui vient de commencer. Sans ancrage local, il aura moins de complexes à renoncer entre autres aux conditions d'accès entre Courbevoie et La Défense imposées à Unibail-Rodamco par le maire actuel ; et surtout à activer un projet auquel s'opposent les habitants du Faubourg de l'Arche à Courbevoie.

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 08:25

http://media.ville-courbevoie.fr/uploads/pics/villeinternet.jpgÇa y est, Courbevoie a trouvé le Graal et décroché la plus haute distinction des villes connectées, ajoutant au 31 janvier 2013 une arobase à ses quatre déjà amplement méritées. Comme l'explique le site de la mairie, il aura suffi à la ville d'ouvrir sa page Facebook,  au maire de mener quelques tchats prétendument interactifs, et aux services municipaux d'organiser enfin l'inscription en ligne des enfants aux activités périscolaires pour entrer pleinement dans l'ère connectée. Il est presque étonnant que le vote électronique, l'abus du passeport numérique, le port par chaque enfant scolarisé d'une carte à puce RFID ou encore la vidéosurveillance ne soient pas cités comme d'autres clés du succès de la mairie dans sa conquête du trophée des nouvelles technologies. Voilà en tout cas un trophée dans le monde virtuel que le maire pourra exploiter pour défendre sa modernité dans la campagne bien réelle de 2014.

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 21:59

http://www.airparif.asso.fr/services/cartes/indice/date/jourDans un courrier peu polémique du 7 février dernier, le président du Conseil général des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian, adresse au président de l'association Airparif, Jean-Félix Bernard, une fin de non-recevoir à sa demande de maintien de la subvention du département au budget de fonctionnement de l'association de surveillance de la qualité de l'air en Ile-de-France. Ce courrier ne fait néanmoins que formaliser un refus exprimé en des termes moins nuancés lors du vote du budget 2013 de l'association le 25 janvier dernier.

Le président d'Airparif bat en brèche les motifs invoqués par le président du Conseil général, soulignant la bonne gestion de l'association auditée par la Cour des Comptes, la proportionnalité des effectifs employés par rapport aux missions confiées et la faiblesse de la contribution du département (1,4%) relativement aux capteurs déployés par l'association pour surveiller la qualité de l'air sur son territoire (10% des capteurs d'Ile-de-France). Persiflant à son tour, il rappelle que "ce n'est pas en cassant le thermomètre qu'on règle la température".

De fait, après Paris, les Hauts-de-Seine sont le département à l'air le plus pollué d'Ile-de-France, notamment par la pollution automobile. L'initiative du Conseil général ressemble fort à une volonté de faire taire cette vérité peu flatteuse. Aussi, sur un lien de son site à côté de la lettre de refus adressée à Airparif, le Conseil général s'empresse de couper l'herbe sous le pied de ses détracteurs en listant les actions qu'il mène pour améliorer la qualité de l'air. Mais là, on déchante:

- on y parle qualité du bitume et fluidification des feux sur les routes du département, rien que des efforts encourageant l'automobile;

- le Conseil général prétend faire des efforts sur les déplacements de son propre personnel et sa flotte de véhicules (en les remplaçant par des véhicules de moins grosse cylindrée, équipés de pots catalytiques ou de filtres à particules ; ce qui laisse songeur, puisque ce sont de toutes façons trois axes sur lesquels tous les constructeurs automobiles renouvellent leurs gammes depuis plusieurs années déjà, donc le CG n'a aucun effort particulier à faire à ce sujet). On note encore que ces efforts restent centrés sur l'automobile;

- enfin, le Conseil dit s'être mis au véhicule électrique (scooters et voiturettes) et envisager d'accroître sa proportion à l'occasion de la passation d'un futur marché. Rien que de l'automobile encore.

On s'étonnera de l'absence de mention des transports en commun comme alternative, alors pourtant que la ligne T2 du tramway vient d'être prolongée dans les Hauts-de-Seine sur un axe très fréquenté. Mais il est vrai que le département ne fait guère que monter dans le train en marche concernant les transports publics en Ile-de-France, qui sont d'abord à la main de la Région et du STIF, tous deux dirigés par le socialiste Jean-Paul Huchon.

On s'étonnera également de l'absence d'aménagement pour les piétons ou les cyclistes : si vous voulez traverser la Seine dans le département par un pont, notamment pour les trajets reliant Paris, ce ne sera pas sur une piste cyclable, mais sur un trottoir non aménagé pour les cycles et bordant des voies de circulation embouteillées et polluées. Le département entend manifestement protéger le mode de déplacement aujourd'hui privilégié de ses résidents, quitte à détruire leur santé, et l'affiche de manière désormais décomplexée en avouant que la qualité de l'air des Hauts-de-Seine n'est plus une de ses priorités et préférant que personne ne communique plus sur le sujet. On en reparlera.

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 13:53

http://static5.businessinsider.com/image/4d6e4a6fcadcbbd368190000-900/falling-cat.jpgFin juin dernier encore, ses collègues UMP du Conseil Général des Hauts-de-Seine souhaitaient l'ostraciser, le traitaient en Judas et aspiraient à se débarasser définitivement de lui. Cela faisait suite à la parution du brulôt Le Monarque, son fils, son fief, écrit par sa directrice de cabinet au Conseil Général, Marie-Célie Guillaume, qui décrivait déjà toutes les tentatives précédentes du même genre.

En octobre, il se retrouve de nouveau sur la sellette, sa réélection à la députation ayant été invalidée par le Conseil Constitutionnel. Sa réélection annulée de juin n'avait déjà tenu qu'à 191 voix d'avance sur plus de 53000 suffrages exprimés, et le nouveau vote suite à la décision du Conseil Constitutionnel allait prendre place en pleine crise institutionnelle à l'UMP, le 16 décembre, au sommet de l'affrontement entre Jean-François Copé et François Fillon. Qui plus est, tandis que l'essentiel des élus UMP des Hauts-de-Seine s'étaient rangés derrière Jean-François Copé, lui avait soutenu François Fillon. On aurait pu s'attendre au pire pour lui, une occasion rêvée pour ses ennemis de l'intérieur de le sortir de l'échiquier des Hauts-de-Seine.

Et pourtant, l'incroyable est survenu: toute l'UMP s'est rangée derrière Patrick Devedjian, avec les premiers lieutenants de Fillon et Copé, respectivement Valérie Pécresse et Christian Jacob, ensemble et à ses côtés pour le soutenir lors de sa campagne à Bourg-la-Reine le 4 décembre! Même l'UDI, qui confirme chaque jour un peu plus son statut de parti annexe de l'UMP, s'est affichée à Bourg-la-Reine et à Antony pour le soutenir. Comment l'expliquer?

L'urgence de prévenir une déroute de l'UMP consécutive à la lutte fratricide et auto-destructrice que se livraient Fillon et Copé fut l'argument le plus souvent évoqué par les médias. D'autres ont noté que, à la différence des élus UMP des Hauts-de-Seine, les militants alto-séquanais avaient porté François Fillon devant Jean-François Copé: non seulement Patick Devedjian avait soutenu le bon cheval, localement, mais il y avait nécessité pour les élus copéistes des Hauts-de-Seine de ne pas s'écarter plus de leur électorat. Enfin, il fallait protéger le 'fief', le département des Hauts-de-Seine restant la pompe-à-fric et une base électorale solide de la droite républicaine ; une percée de la gauche aurait marqué un tournant historique, voire l'enclenchement d'un mouvement de conquête du département par la gauche.

Dans tout ça, on notera l'étonnante résilience du président du Conseil Général, qui parvient une fois de plus à retomber sur ses pieds malgré son instinct de loup solitaire détaché de la meute.

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 21:16

http://blog.bmykey.com/wp-content/uploads/2007/07/blog_immobilier_phare.jpgNous avions déjà souligné comment Unibail savait s'attirer l'attention du pouvoir socialiste en place à Paris et maintenant au sommet de l'Etat. La Cour des comptes nous rappelle, s'il en était vraiment besoin, qu'Unibail a également su par le passé être convaincant auprès du pouvoir UMP. Le Journal du Dimanche, dans un article intitulé "La Défense brade ses tours", nous rapporte ainsi que la Cour s'interroge aujourd'hui sur le prix des droits à construire payés par Unibail à l'EPAD (ancêtre de l'EPADESA) pour les tours Majunga et Phare. Et surtout, les magistrats se demandent pourquoi le directeur de l'EPAD, Philippe Chaix, nommé à ce poste par Nicolas Sarkozy, a accédé sans contrepartie aux demandes d'Unibail -avec le soutien du gouvernement du Président Nicolas Sarkozy- de renégocier les droits à construire des deux tours en défaveur de l'EPAD en 2011. L'opération se serait terminée par une réduction de prix de plus de 250 millions d'euros (dont 200 millions rien que pour le Phare) qui contribue aujourd'hui aux difficultés financières de l'EPADESA.

Sans parler de connivence et encore moins de corruption, l'article suggère cependant que l'intérêt qu'y trouvaient le gouvernement UMP et l'EPADESA (non moins UMP) était de relancer le plan de renouveau de La Défense, dont l'initiateur n'était autre que Nicolas Sarkozy. Peut-être Unibail avait-elle convaincu qu'un rabais lui permettrait de mettre en oeuvre plus rapidement les chantiers des deux tours, plutôt que de différer ses investissements. Peut-être Unibail avait-elle également convaincu que le plan de renouveau de La Défense serait la marque que le Président laisserait à l'Histoire, en termes de Grands Travaux, à l'instar des opéra, bibliothèque et musée de ses prédécesseurs. Quand on voit aujourd'hui l'échec de ce plan, qui se confirme un peu plus chaque année au point que même l'optimiste Philippe Chaix finit par concéder que le projet de tour Generali ne trouvera pas de repreneur*, on peut s'interroger sur la pertinence de ce rabais sans contrepartie.

La tour Majunga est désormais en construction, cependant encore sans occupant annoncé. Le Phare est quant à lui encore dans les cartons, et cette révélation du JDD ne va pas contribuer à l'en sortir.

Cet épisode montre une nouvelle fois que la structure-même de La Défense, un quartier aux mains de la puissance publique, dont ça ne devrait pas être le rôle, est obsolète. Les intérêts publics se voient rapidement supplantés par les intérêts politiques, qui ne servent que la caste dirigeante. Ce territoire devrait retourner entre des mains privées (qui seraient peut-être moins promptes à lancer des projets pharaoniques qui n'ont pas de marché) soumises aux règles d'urbanisme des communes qui s'y étendent.

 

*Defense-92.fr, extrait d'un article du 21 octobre 2012 : "Plus les mois passent, plus l'idée de voir un repreneur du projet de la tour Générali semble s'éloigner. Philippe Chaix qui semble de plus en plus pessimiste explique qu'un potentiel repreneur avait affiché sa volonté de racheter le projet auprès de l'assureur italien avant de jeter l'éponge. On devrait donc s'acheminer vers une rénovation de l'immeuble ou une restructuration légère."

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 20:32

Cope-FillonChaque semaine nous en apprend décidément plus sur le conseiller municipal de Courbevoie en charge des grands projets concernant La Défense et les territoires limitrophes. Eric Cesari, par ailleurs directeur général de l'UMP depuis 2007, est en effet au coeur des tribulations actuelles des primaires de l'UMP.

Les finances du parti sont exsangues? En cause: certes, les échecs aux diverses élections des cinq dernières années qui plombent le financement public du parti, le non-respect de la parité qui lui vaut une amende, la baisse du nombre d'adhérents depuis 2007 qui réduit les cotisations perçues, l'endettement pour acheter le siège de la rue de Vaugirard dans le XVe arrondissement de Paris en 2011, ou encore l'explosion des frais de communication du parti sous la présidence de Jean-François Copé au profit de communicants proches de lui ainsi que le financement de micro-partis dont celui... de Jean-François Copé (selon le Canard Enchaîné, encore). Mais Dominique Dord, trésorier du parti depuis 2010 (en remplacement d'Eric Woerth) jusqu'à sa démission le 26 novembre dernier, met aussi en cause les notes de frais somptuaires des cadres du parti. Eric Cesari n'affirmait-il pas déjà en 2008 au Parisien : "Je suis régulièrement à Courbevoie, mais je voyage beaucoup... comme tous les gens qui ont des responsabilités à Paris et la famille en province, et nous sommes nombreux dans ce cas." Apparemment rien de choquant pour un copéiste donc de se faire rembourser des frais de déplacements hebdomadaires entre Paris et Rouen (dont il fut le maire-adjoint jusqu'en 2007) quand son fief électoral est en banlieue parisienne. Et maintenant que le filloniste Dord a pris la porte, plus d'empêcheur de voyager en rond ne viendra le contredire.

Le parti se déchire? La question des finances du parti n'y est sans doute pas étrangère. Mais les basses manoeuvres accaparent le devant de la scène et Eric Cesari en était en tant que président, nommé par Jean-François Copé, de la désormais célèbre Commission de Contrôle des Opérations Electorales (COCOE) et membre, sans parti pris et toujours nommé par Copé, de la non-moins célèbre Commission Nationale des Recours (CNR, pour rester poli). Avec le succès que l'on sait.

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 18:12

http:////www.ird.fr/var/ird/storage/images/media/images/illustrations/photographies/mouche-tse-tse/36916-1-fre-FR/mouche-tse-tse1.jpgLe promoteur du Phare se réjouit sur son compte Twitter avec ce message: "La nouvelle vague de La Défense : la tour Phare est dans les starting-blocks" en se référant à un article des Echos. L'article en question s'intitule plus sobrement "La nouvelle vague de la Défense" et son introduction commence ainsi: "Le coût de construction des immeubles tertiaires augmente avec la hauteur. Malgré un marché tertiaire en berne et des loyers en baisse, les projets de tours fleurissent à la Défense, financées en fonds propres et pour l'instant sans locataires." Voilà qui laisse une impression plutôt contraire à celle du tweet du Phare.

D'ailleurs, sur le terrain, Defacto rénove actuellement les pavés de la place Carpeaux, l'endroit-même où la tour Phare est censée s'élever et tandis qu'au cours des deux dernières années les pavés déchaussés étaient remplacés par des rapiéçages de bitume qui sentaient fort le provisoire. Ce qui semble démontrer que les anticipations de Defacto quant au prochain démarrage du chantier du Phare se sont inversées.

Le ton général de l'article des Echos est résumé par ces deux extraits:

"Au total, plus de 500 000 m² pourraient être livrés au cours des trois prochaines années dans le quartier d'affaires, dont le marché locatif cette année chute de 38%, avec le risque de faire grimper le taux de vacance aujourd'hui voisin de 7%. [...] Alors que le marché de bureaux est, au mieux, stable depuis 2008, que les loyers faciaux ne montent plus - ce qui signifie que les valeurs locatives réellement payées par les utilisateurs diminuent -, que des tours récemment livrées ont du mal à se remplir, quelle mouche pique les investisseurs?"

La journaliste n'apporte pas de réponse franche à cette question dans l'article. Elle y expose plutôt des faits, à commencer par les facteurs qui expliquent cette fuite en avant de l'immobilier sur La Défense:

- des investisseurs déjà implantés, qui cherchent à rénover et moderniser leur patrimoine pour qu'il ne se dévalorise pas complètement, et qui ont donc presque plus à perdre à ne rien faire qu'à investir sans retour sur investissement assuré à moyen terme;

- des promoteurs qui vendent qu'un immeuble neuf ou rénové se louera mieux, et qu'un immeuble loué vaut 13 à 20% de plus qu'un immeuble inoccupé;

- un gestionnaire du quartier d'affaires, l'EPADESA, pour qui la modernisation du quartier doit se faire quel qu'en soit le prix.

Tout ce microcosme est contraint de continuer à avancer, car s'il s'arrête il perd l'équilibre et s'écroule. Ainsi enfle une bulle spéculative, qui emportera avec elle non seulement ces acteurs, mais aussi les marchés dans lesquels ils évoluent. Aucune corde de rappel ne semble pouvoir les freiner. La journaliste en cite plusieurs:

- un coût de construction des immeubles de plus de cinquante mètres qui excède de 30 à 35% le coût au m² des immeubles bas;

- un équilibre financier qui ne peut être atteint que si les loyers des nouvelles tours égalent les loyers les plus élevés pratiqués actuellement sur La Défense (ceux des "plus beaux étages de la tour First");

- des loyers faciaux qui stagnent et des avantages accordés aux locataires qui vont croissant: ainsi d'ailleurs, la société Ernst & Young aurait obtenu deux ans de franchise de loyer pour emménager à la tour First fin 2010.

Le pari des investisseurs, promoteurs et de l'EPADESA, très risqué, est que la crise passera vite, et qu'une fois passée, elle laissera la place à un marché dont les niveaux de prix seront au moins égaux si ce n'est supérieurs à ceux d'avant crise. On ne peut pas dire que les cinq dernières années aient permis de vérifier aucune de ces deux hypothèses, que ce soit la brièveté de la crise ou le retour aux prix antérieurs. En attendant, la mouche qui a piqué la tour Phare dans ses starting-blocks semble être de variété tsé-tsé.

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 10:04

Le-changement-c-est-mainten.jpgQu'il est amusant de voir naître une nouvelle polémique autour de l'éventuelle nomination d'un ´fils de´ à la direction générale de l'EPADESA. Cécile Duflot, Ministre du Logement et de l'Egalité des Territoires, envisagerait de remplacer Philippe Chaix, l'actuel DG nommé en 2008 par le président de la République Nicolas Sarkozy, par Amin Khiari à qui il est reproché de n'avoir que 35 ans, d'être le fils d'une sénatrice PS et d'avoir été remercié de la direction de la fac Pasqua pour cause de gabegie financière. Ce qui est amusant est le parallèle établi entre un étudiant de 22 ans n'ayant pas fini ses études et qui est promu par les amis et obligés de son père, et un diplômé qui a déjà une dizaine d'années d'expérience professionelle et qui est le fils d'une élue qui est de la même couleur politique que le gouvernement. Il est presque étonnant que personne n'ait soulevé que la Ministre et le prétendant sont issus de la même Grande Ecole et que des accusations de clanisme n'aient pas remplacé celle de népotisme.

Le sujet n'est pourtant pas celui-là. Le sujet révoltant qui devrait provoquer l'indignation est qu'une fois encore l'administration du territoire de La Défense n'est pas placée entre les mains d'élus choisis par les citoyens vivant sur ce territoire mais par un cénacle sans légitimité dont les choix n'ont rien à voir avec les intérêts des administrés. Quand La Défense reviendra-t-elle enfin dans le droit commun, c'est-à-dire un territoire administré par les communes, ou communautés de communes, qui l'occupent?

Quelle va d'ailleurs être la conséquence des élections municipales de 2014 sur la gouvernance du quartier d'affaires? La présidente du conseil d'administration de l'EPADESA, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, actuelle maire de Puteaux, ne s'est pas représentée aux dernières législatives et son candidat y est arrivé en troisième position dans sa ville, ce qui la fragilise pour les municipales de 2014. Et puis peut-être que le parquet de Nanterre finira par se réveiller d'ici 2014 pour lui demander d'où venaient et où sont partis ses quatre millions d'euros placés au Luxembourg. Le maire de Courbevoie, actuel 3e vice-président de l'EPADESA, ira quant à lui sur ses 74 printemps en 2014 ; des rumeurs avaient déjà couru avant les précédentes municipales sur la possibilité qu'il cède la place à un candidat plus jeune. Sans compter que l'éventuel démarrage du chantier de la tour Phare avant les municipales pourrait lui coûter cher en voix.

Les représentants à l'EPADESA des deux principales communes de La Défense pourraient donc bien se voir remplacés après 2014. Comme par ailleurs six administrateurs de l'établissement public sont nommés par le gouvernement, et que la nommination d'un nouveau DG est apparemment en bonne voie, il y a fort à parier que la couleur politique de l'EPADESA change en 2014. Mais comme le montre la nomination du DG, sous la présidence Hollande, le changement, c'est la continuité.

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 08:25

http://media.ville-courbevoie.fr/typo3temp/pics/bb8d017aa0.jpgSuperbe numéro de communication et de méthode Coué dans le Courbevoie Mag n°85 d'octobre 2012: la couverture annonce ainsi: "Rentrée 2012 : pari réussi!". La première de couverture est reprise dans un "dossier" en page 9, qui énonce les nouveautés de la rentrée 2012: nouveau marché de restauration scolaire, nouveau marché informatique "pour développer l'apprentissage numérique", travaux de rénovation, redéfinition des missions des infirmières scolaires, classes de musique, création de postes d'animateurs de bibliothèque scolaire et mise en ligne d'un nouvel Espace Famille. Mais, mais, mais, où est le changement des bornes de badgeage des cartes Qualité de Ville des élèves dans les écoles, qui a donné lieu à un énorme plantage à la rentrée, encore non résolu un mois plus tard?

On éclate de rire ensuite en page 17 quand on apprend que l'adjointe au maire de Courbevoie en charge de la vie scolaire et de la jeunesse, Marie-Pierre Limoge, qui s'était lâchement défaussée de la responsabilité de ce ratage sur la société privée qu'elle avait choisie, à qui elle avait établi un cahier des charges et dont elle s'était abstenue de contrôler le produit livré, a été nommée chevalier de l'Ordre des Palmes académiques! (il est vrai que ça remonte au 2 juillet, donc avant la rentrée scolaire). Pour avoir laissé Jean-André Lasserre, le principal opposant du maire, remporter en 2011 le canton sud de Courbevoie dans lequel elle se présentait avec le soutien du maire, elle mériterait même qu'on lui décerne la légion d'honneur.

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 07:47

Eric-CesariA l'occasion de la pose de la première pierre de la tour D², nous commençons à découvrir à quoi sert le conseiller municipal de la ville de Courbevoie chargé du suivi des grands projets concernant La Défense et les territoires limitrophes (ouf!) sur le rôle duquel nous nous interrogions : il inaugure les chrysantèmes à la place du maire.

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